BlaBlaBla·Couture·Marie Poisson

* * Petite histoire de maille * *

Coucou par ici !

Je reviens avec un petit pavé (oh, la belle figure de style !) pour discuter un peu tissu en maille et montrer deux cousettes déjà « vieilles » de quelques mois.  Coudre le stretch

Il y a un peu plus de 6 mois, j’ai reçu le joli petit livre bleu de Marie Poisson : Coudre le Stretch. Et ne croyez pas qu’il est sagement resté rangé dans la bibliothèque ! Non non non ! Je l’ai admiré, découvert, savouré. Dans un premier temps, comme un livre de chevet, j’ai lu avec attention les premières pages très instructives que nous offre Marie Poisson sur les matières textiles, la maille, les outils. Vraiment, un sujet idéal pour se détendre avant de partir au pays des rêves 😉
Puis, j’ai découvert les modèles. A première vue, de l’ultra basique, mais après réflexions, ces modèles ne correspondent-il pas à la majorité des vêtements que nous achetons dans le commerce ? Tout y est proposé : débardeur, tee-shirt, sweat, dos nu, cache-cœur… Le tout avec de multiples possibilités de variations ! A vous de choisir l’encolure qui vous sied le mieux, votre longueur de vêtement, de manches. Le livre propose des modèles «confort» comme les sweat, à manches raglans ou classiques, en passant par la marinière, le tee-shirt basique, mais également des modèles plus sexy, comme le top à bretelles ou le dos nu.
Personnellement, mon premier coup de cœur sur le papier a été pour le haut cache-cœur ! La rumeur veut que ce type de coupe va plutôt bien à ma morphologie, met en valeur la poitrine et se veut très féminin. La maille ne pourrait apporter que du confort et éviter les problèmes de pans qui baillent. Un modèle à tester donc !

Mais voilà, je souffre d’un complexe de la maille. J’ai dû subir un traumatisme entre l’enfance et l’adolescence, et je me méfie énormément des vêtements en maille. J’entends par là, les vêtements près du corps, moulants et/ou très extensibles. Evidemment, je ne me liquéfie pas à la vue d’un simple tee-shirt, mais j’ai dû par le passé porter des vêtements inadaptés à mes formes généreuses et autres petits bourrelets (et hyper colorés, cela va de soi). Qui n’a jamais porté enfant un caleçon ? (on dirait legging de nos jours je pense, nan?). Suite aux moqueries, à partir d’un certain âge, je suis tombée dans l’excès inverse : je ne voulais que du large, et je superposais les couches, me trouvant bien sûr toujours trop grosse (ah ça, ça n’a pas changé !). Je trouvais que ça avait du style … tout le monde peut se tromper !
Autant vous dire que j’hésite beaucoup, mais alors beaucoup, avant de me coudre une robe ou une jupe en jersey ! Bizarrement, le problème se pose un peu moins pour le haut. C’est toujours plus valorisant de mettre en avant la poitrine, à condition de cacher intelligemment les autres parties «disgracieuses».

Tout ce blabla pour dire que niveau jersey, je suis plutôt du genre méfiante. Avant de me lancer dans un vêtement dans cette matière, j’ai besoin de me rassurer : regarder des réalisations sur d’autres personnes avec une morpho similaire à la mienne, me renseigner sur le type de maille nécessaire, voir si la coupe est moulante…

Selon moi, le risque principal avec le jersey, c’est le choix du tissu. Depuis mes débuts, j’ai cherché la maille idéale, qui ressemblerait à celles utilisées pour les vêtements du commerce,… très difficile à trouver. Les boutiques proposaient souvent des matières ttrrèèèèès extensibles, qui roulottent beaucoup et très molles. J’ai essayé… et je peux vous dire que ce n’est pas une bonne idée ! (enfin pour moi). Déjà, ce ne sont pas les plus faciles à coudre, alors pour se familiariser avec la matière, c’est un coup à filer droit vers l’échec. Tissu englouti dans la machine, coutures qui s’étirent, qui gondolent, de quoi vous décourager. Sans parler du BON-HEUR de découdre de la maille (ironie, ironie).
Je voulais tout de même réussir à appréhender cette matière car le constat était flagrant : c’est ce que j’achetais le plus dans le commerce, principalement pour mes hauts. On ne peut pas nier que c’est le plus facile à enfiler, à porter et au confort indiscutable. Et puis, je désirais aussi coudre des pièces pour Monsieur qui affectionne tout particulièrement les polos… en maille donc.
Après quelques tentatives plus ou moins concluantes sur le fameux Plantain, je suis revenue en arrière pour travailler des mailles un peu plus stables, comme de sweat. Plus de tenue, moins de galère et donc un peu plus de satisfaction. J’ai alors compris que pour apprendre, il fallait mieux se tourner vers des tissus avec de la tenue. Pour autant, ce n’est pas devenu un jeu d’enfant !

Mes plus gros points faibles, ceux qui me donnent encore des sueurs froides à chaque fois que je passe à ces étapes : la couture de la bande d’encolure et les surpiqures. J’ai beaucoup de mal à avoir quelque chose de propre et régulier. Si vous avez des astuces miracles, je suis preneuse !
Deux choses ont cependant révolutionné ma couture de la maille. La découverte de l’aiguille double, et surtout de l’aiguille double stretch ! Puis la surjeteuse, qui a boosté ma production en matière de maille. Et puis petit à petit, des mailles avec un peu plus de tenue sont arrivées dans mon environnement ainsi que des patrons flatteurs pour ma morphologie et qui ont su me convaincre de franchir le pas (comme Zéphyr par exemple).

Choisir un tissu avec de la tenue et de bonnes aiguilles me parait primordial pour débuter dans la couture du stretch. Maintenant je la couds plus volontiers, mais je reste effrayée par certaines techniques, comme celle du bais en jersey, qui me semble insurmontable. En attendant, je m’instruis un peu plus sur les techniques et les matières, et je me lance de temps à autre dans la couture d’une pièce en jersey.

Mais revenons à nos moutons ! Je me suis donc fait offrir le livre « Coudre le Stretch » de Marie Poisson, curieuse d’y découvrir de nouvelles infos et petits secrets techniques, mais également dans l’optique d’en faire un bon livre pour les basiques de la garde robe, dans un large éventail de tailles.

– Le top Lucette –

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Comme je le disais plus haut, mon coup de cœur est allé en premier lieu au top Lucette, avec sa belle encolure cache-cœur. C’est, je trouve, une alternative plus féminine que les basiques de mon dressing. Mais voilà, comme je veux tenter des choses sans trop me mouiller et pour ne pas avoir à racheter de tissu, j’ai choisi une maille du stock, à savoir, un jersey de coton rouge vif. La couleur me plaisait bien, je me suis donc lancée donc toute guillerette dans la confection de Lucette.

Il y a beaucoup de chose à lire dans ce livre, mais les informations peuvent être bien utiles, comme les mesures du vêtement fini, l’élasticité requise pour le tissu,… Je ne saurais que trop vous conseiller de lire attentivement le chapitre « avant de commencer ». En gros, on ne se lance pas tête baissée dans ce projet sans avoir un minimum lu le truc. Le large choix de possibilités fait qu’il est indispensable d’avoir bien défini la version que l’on veut coudre avant de se lancer dans le recopiage du patron. Afin de ne pas trop démultiplier les pièces, certaines sont les mêmes pour plusieurs modèles, ce que je trouve très bien en soi, mais il faut un peu jouer à cache-cache sur les planches pour retrouver ces petits. Enfin, une fois que c’est recopié, je serais surement très contente de trouver un dos déjà décalqué pour une prochaine réalisation.

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Pour ce qui est de la couture, elle marche comme sur des roulettes. Les explications sont claires et les étapes bien définies.
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Pour le modèle Lucette, vous avez le choix entre trois longueurs de manches, marquer la taille par une ceinture ou non et jouer éventuellement sur la basque et la longueur du vêtement. Pour ma part, j’ai assez hésité sur le fait de mettre une ceinture ou pas. Dans mon esprit, l’ajouter marquerait davantage la taille.

J’ai réussi à coudre la finition d’encolure qui me rebutait un peu, même si elle est loin d’être parfaite, je la trouve largement passable.

Malheureusement, le choix de mon jersey mou ne met pas du tout en valeur la ceinture qui a peu de tenue 😦 :(. Je ne suis pas super satisfaite du rendu et je pense qu’il faudrait retenter la chose dans une version sans ceinture et avec un jersey au meilleur tombé. J’aime beaucoup le haut du vêtement, par contre, je trouve le bas disgracieux sur moi. J’attribue principalement cela à mon tissu qui rend le vêtement moulant et qui marque les bourrelets. La phobie a encore frappée !! Du coup je ne le porte quasiment pas, ou avec un gilet par-dessus.

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Pour autant, ce modèle reste alléchant et mériterait d’être retravaillé. Mais bon, il faut bien montrer aussi de temps en temps les choses qui sont moins bien réussie.

– Le sweat Jeannette –

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Pour autant, j’ai voulu donner une autre chance à ce joli bouquin qui j’en suis sure, regorge de pépites.
Lors d’une virée Parisienne, je me suis offert un morceau de sweat blanc « marbré » de fils noir. Une couleur que je porte très peu, mais ce tissu m’a inspiré une envie de sweat cocooning, le genre de vêtement qu’on a envie de porter avec des grosses chaussettes sous un plaid au coin du feu, avec une tasse de chocolat chaud alors qu’il neige dehors. Oui tout ça…

Je me suis donc mis en quête d’un modèle pour un nouveau sweat que je voulais très simple, confortable et pas trop sportswear.
En parcourant mon recueil, j’ai trouvé mon bonheur avec le sweat Jeannette. Exactement ce que je voulais, à condition de le faire dans sa version « marinière », c’est-à-dire sans bandes aux manches et aux hanches, et même pourquoi pas avec la petite fente décorative sur les cotés.

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Ni une ni deux, j’ai bien lu toutes les options qui s’offraient à moi pour réaliser ce modèle. Pour celui-ci, il y a un large choix d’encolures possibles : ronde, dégagée, en V, près du cou, carrée, deux longueurs de manches et de vêtements. Je n’ai pas eu à modifier les dimensions des devants et dos, vu que je n’ajoutais pas de bande. Attention une fois encore à bien se référer au chapitre sur les encolures, c’est un peu fastidieux de tourner les pages, mais ça vaut le coup !

Mon sweat a été cousu avec une rapidité affligeante, tout à la surjeteuse, en une soirée c’était plié.
Je suis super contente de ce sweat 100% satisfaction. Le modèle correspond à ce que je voulais, un sweat confort et féminin, mais très simple. Je me suis faite à la couleur et le porte assez facilement quand j’ai envie de me sentir bien. Je ne m’y sens pas engoncée et l’encolure est parfaite, dégagée mais pas trop profonde.

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Voilà mon petit retour sur ce joli livre. Je pense le ressortir au beau jour et tenter le débardeur Gabriel, histoire de lier l’utile à l’agréable, et peut être vaincre la couture des finitions !

Et vous, quels modèles avez-vous tenté ? Sinon, ce livre vous branche ?

Signature Mimie

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10 réflexions au sujet de « * * Petite histoire de maille * * »

  1. j’adore tes deux versions!
    Lucette te va très bien;( tes bourrelets on les cherche!!!!)
    Jeannette est la simplicité même mais elle a du bon!
    bisous!

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  2. J’aime beaucoup Lucette ! je le vois comme un petit haut à décliner dans un panel de couleurs pour accompagner jupe longue et pantalon.
    Bisous

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  3. Je suis entièrement d’accord avec toi : ce livre est super intéressant et très utile. Quant à tes deux hauts, ils sont d’un genre différent et te vont tous deux très bien. Le premier est plus moulant mais je trouve qu’il te met plus en valeur, c’est dommage de ne pas le porter. En plus, il est assorti à tes lunettes ! Essaye de le rentrer à l’intérieur du pantalon ou bien de le porter avec une jupe si tu n’aimes pas le bas (perso, je ne vois pas où est le problème … tes lunettes sont peut-être grossissantes ???)

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  4. Moi aussi j’ai craqué sur le cache cœur Lucette que j’ai réalisé sans ceinture, avec la basque droite la plus courte et des manches 3/4 . Bref la version la plus simple . Et je l’adore . Ce livre est super .
    Je pense aussi qu’à l’intérieur du pantalon, ça doit le faire mais je trouve que ça vous va très bien en dehors ( ce doit vraiment être la faute des lunettes )

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